Recourir aux services d’un courtier immobilier représente un atout précieux lors de la vente d’une propriété. Ce professionnel accompagne chaque étape du processus, de la mise en marché à la conclusion de la transaction. Il faut toutefois savoir qu’une commission doit lui être versée une fois la vente conclue et son montant peut susciter bien des questions.
Bien que cette rémunération soit justifiée par le travail effectué, il est tout à fait légitime de vouloir en comprendre les modalités et d’explorer les possibilités de la négocier. Plusieurs facteurs influencent le taux proposé, et une discussion ouverte avec le courtier peut permettre d’ajuster la formule en fonction de vos besoins.
Cet article vous propose un tour d’horizon complet de la commission immobilière, des éléments qui la déterminent, des marges de manœuvre possibles, et des stratégies pour entamer la conversation avec confiance.
Quelle est la commission d’un courtier immobilier au Québec ?
Au Québec, la commission d’un courtier immobilier représente généralement un pourcentage du prix de vente de la propriété. Bien qu’aucune loi ne fixe ce taux, il se situe habituellement entre 4 % et 5 %, selon le type de propriété, sa valeur, la région et les services inclus dans le mandat.
Cette commission constitue la principale source de revenus du courtier. À ce montant, il faut toutefois retrancher plusieurs frais : contribution à l’agence immobilière, déplacements, publicité, outils technologiques, assurances professionnelles, etc. Le revenu net du courtier est donc bien inférieur à la commission brute perçue à la vente.
Voici quelques exemples concrets de pourcentages selon la valeur de la propriété :
| Valeur de la maison | Commission de 4 % | Commission de 7 % |
| 350 000 $ | 14 000 $ | 24 500 $ |
| 500 000 $ | 20 000 $ | 35 000 $ |
| 750 000 $ | 30 000 $ | 52 500 $ |
Quel est le salaire annuel d’un courtier immobilier au Québec ?
Le revenu annuel d’un courtier immobilier au Québec peut varier considérablement selon son niveau d’expérience, son volume de transactions et la région où il exerce. En général, son salaire annuel peut aller de 29 000 $ à 150 000 $, avec une moyenne située entre 39 000 $ et 117 000 $, selon Indeed. Certains courtiers très performants peuvent même dépasser ce seuil.
Cette grande disparité s’explique par plusieurs facteurs :
- Le nombre de ventes conclues dans l’année ;
- Le taux de commission négocié pour chaque transaction ;
- La valeur des propriétés vendues ;
- Le secteur géographique desservi ;
- Le temps réellement consacré à la pratique.
Il faut également noter que le revenu brut ne représente pas le revenu net : le courtier doit assumer plusieurs frais professionnels (publicité, assurances, affiliation à une agence, déplacement, etc.), qui réduisent d’autant le montant réellement conservé.

Quel est le rôle du courtier immobilier lors d’une transaction immobilière ?
Le rôle du courtier immobilier est d’accompagner son client, qu’il vende ou qu’il achète, à chaque étape de la transaction immobilière. Les responsabilités d’un bon courtier incluent :
- Évaluer la valeur marchande de la propriété ;
- Conseiller le client sur la stratégie de mise en marché ou d’achat ;
- Gérer la promotion de la propriété et faire la gestion des visites ;
- Servir d’intermédiaire entre le propriétaire, l’acheteur, le notaire, l’inspecteur en bâtiment et les autres intervenants ;
- Négocier les conditions de la transaction dans l’intérêt de son client ;
- Faire la rédaction des documents légaux (promesse d’achat, annexes, conditions, etc.) ;
- S’assurer du respect des obligations légales et réglementaires ;
- Offrir un accompagnement personnalisé jusqu’à la signature finale chez le notaire.
Qui paie la commission du courtier immobilier ? L’acheteur ou le vendeur ?
Il est parfois perçu, à tort, que la commission d’un courtier immobilier est partagée entre le vendeur et l’acheteur. En réalité, c’est exclusivement le vendeur qui assume ce coût, conformément aux usages du marché immobilier au Québec.
Lorsque deux courtiers sont impliqués dans une transaction immobilière, un pour l’acheteur, un pour le vendeur, la commission payée par ce dernier est généralement partagée entre les deux professionnels. Cette répartition est prévue dans le contrat de courtage signé entre le vendeur et son courtier, et non dans un contrat distinct avec l’acheteur.
Par exemple, pour une commission totale de 5 %, chaque courtier peut recevoir 2,5 %. Ce système favorise la collaboration entre courtiers et augmente les chances de conclure une transaction efficace, au bénéfice des deux parties.
Est-ce qu’un courtier immobilier peut baisser sa commission ?
Oui, un courtier immobilier peut tout à fait accepter de réduire sa commission. Au Québec, les commissions ne sont pas réglementées par la loi : elles sont établies librement entre le courtier et son client.
Cette liberté contractuelle permet une certaine souplesse lors de la négociation. Toutefois, le degré de flexibilité peut varier en fonction du statut du professionnel. Les courtiers indépendants ont souvent davantage de latitude pour ajuster leurs tarifs. En revanche, les courtiers affiliés à de grandes agences doivent parfois se conformer à des politiques internes qui encadrent ou limitent les réductions possibles.
Dans tous les cas, il est recommandé d’aborder cette question dès les premières discussions, afin de s’assurer que les attentes sont claires des deux côtés.
Obtenir une meilleure commission : comment négocier les frais à payer ?
En 2026, au Québec, les taux de commission au Québec se situent généralement entre 4 % et 5 % du prix de vente, avec une tendance à la baisse observée au cours des dernières années. Cette marge de variation ouvre la porte à une certaine flexibilité, à condition de bien se préparer avant d’entamer la discussion.
Pour optimiser la négociation :
- Obtenez au minimum trois soumissions de professionnels pour comparer leurs taux ;
- Évaluez l’étendue des services inclus dans chaque proposition ;
- Comparez les méthodes de mise en marché proposées par différentes agences ;
- Discutez des possibilités de réduction de taux lors de la signature du contrat ;
- Vérifiez si le taux proposé inclut les taxes (TPS/TVQ).
Négocier la commission à la baisse, mais de combien ?
Il n’existe pas de règle universelle en matière de réduction de commission. Certains courtiers sont ouverts à la négociation, d’autres moins, et cela varie largement d’un professionnel à l’autre.
Dans certains cas, une légère réduction peut être envisagée sans nuire à la qualité du service. Dans d’autres, une baisse trop importante pourrait affecter l’engagement du courtier ou limiter les efforts investis dans la mise en marché.
L’objectif est de trouver un terrain d’entente qui respecte à la fois votre budget et le travail que le professionnel s’apprête à accomplir. Une approche respectueuse, fondée sur une compréhension des services offerts, favorise une entente mutuellement satisfaisante.

Quels sont les facteurs qui peuvent influencer le pourcentage de la commission ?
Le pourcentage de commission demandé par un courtier immobilier n’est pas figé. Il varie selon plusieurs critères propres à la propriété, au mandat confié et au contexte de vente. Comprendre ces facteurs permet de mieux évaluer la proposition d’un courtier et d’aborder la négociation de manière plus éclairée.
L’emplacement de la propriété
Le secteur dans lequel se situe la propriété influence directement les efforts à fournir pour conclure une vente. Dans un quartier peu recherché, la vente peut s’avérer plus longue ou complexe, ce qui peut justifier une commission plus élevée. À l’inverse, une propriété dans un secteur prisé peut se vendre plus facilement, ce qui permet parfois de négocier un taux plus avantageux.
Le type de propriété
Les propriétés atypiques, par exemple, les immeubles à revenus, les copropriétés complexes, les maisons ancestrales ou les propriétés commerciales, demandent une expertise particulière. Le temps requis pour effectuer les recherches, préparer les documents ou cibler les bons acheteurs peut influencer à la hausse la commission demandée.
L’état du bâtiment
Une maison nécessitant des rénovations importantes ou présentant des problèmes visibles demande plus d’efforts pour convaincre les acheteurs potentiels. Le courtier pourrait donc ajuster sa commission à la hausse pour compenser ce travail supplémentaire. En revanche, une propriété en excellent état, bien entretenue ou rénovée récemment est souvent plus facile à vendre, ce qui peut influencer le taux à la baisse.
La valeur et prix de vente de la propriété
Pour les propriétés de valeur modeste, la commission représente un montant absolu moins élevé, même à taux équivalent. Certains courtiers pourraient donc proposer un pourcentage légèrement plus élevé pour équilibrer leur rémunération. À l’opposé, une propriété de grande valeur permet souvent d’envisager une commission plus basse, puisque le montant total touché sera tout de même substantiel.
Le niveau de concurrence locale
Dans les régions où plusieurs courtiers sont actifs pour un même type de propriété, la concurrence peut les encourager à offrir un taux plus compétitif. À l’inverse, dans un marché moins dense ou plus stable, la flexibilité sera souvent plus limitée.
Les services inclus dans le mandat
Les honoraires varient aussi en fonction de ce que le courtier inclut dans son offre : photos professionnelles, services de home staging, campagnes publicitaires, visibilité sur les plateformes spécialisées, accompagnement juridique ou stratégie de négociation. Plus l’accompagnement est complet, plus la commission peut être difficile à négocier.
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