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23 janv. 2026reading time icon11 min

Immobilier : est-ce le moment de vendre sa maison en 2026 ?

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Immobilier : est-ce le moment de vendre sa maison en 2026 ?
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À l’approche de 2026, de nombreux propriétaires prennent le temps de réfléchir à leurs projets immobiliers pour l’année à venir. Après plusieurs années marquées par d’importants bouleversements, le contexte immobilier apparaît aujourd’hui plus stable, mais aussi plus complexe à interpréter.

Contrairement aux périodes de forte surchauffe où les conditions favorisaient presque systématiquement les vendeurs, le marché actuel ne se prête plus à des décisions basées uniquement sur des tendances générales ou des prévisions optimistes. En 2026, les signaux sont plus nuancés et appellent à une analyse plus fine. 

Dans ce contexte, une question revient souvent : est-ce le bon moment pour vendre sa maison ? Plutôt que de proposer une réponse unique à cette question, cet article vise à offrir des repères concrets pour aider à prendre une décision réfléchie, adaptée à chaque situation.

En bref

  • Le marché immobilier est devenu plus stable que dynamique, loin des conditions de surchauffe des dernières années.
  • Le taux directeur a amorcé une détente graduelle, allégeant légèrement les conditions de financement, sans recréer les conditions très favorables observées au début de la décennie.
  • Environ 60 % des prêts hypothécaires arriveront à échéance d’ici 2026 sur l’échelle nationale, exposant de nombreux propriétaires à un renouvellement dans un contexte de taux plus élevés qu’au moment de la signature initiale.
  • L’accessibilité à la propriété s’est détériorée dans toutes les régions du Québec, ce qui rend les acheteurs plus sélectifs et particulièrement sensibles au prix demandé.
  • 2026 ne s’annonce pas comme un marché vendeur automatique : la réussite de la mise en marché d’une nouvelle inscription dépendra davantage de la préparation et de la stratégie que du contexte général.

Porte-clés

Retour sur les moments marquants du marché immobilier en 2025

L’année 2025 s’est inscrite comme une étape de transition pour le marché immobilier. Après plusieurs années marquées par des ajustements rapides et un climat d’incertitude économique, le marché n’a pas connu de reprise spectaculaire, mais plutôt un rééquilibrage progressif.

L’amorce d’une baisse du taux directeur de la Banque du Canada

L’un des faits marquants de 2025 a été la stabilisation, puis les premières baisses graduelles du taux directeur par la Banque du Canada. Après les hausses rapides observées entre 2022 et 2023, cette évolution a contribué à alléger graduellement les conditions de financement, sans toutefois recréer les conditions extrêmement favorables du début de la décennie.

Grâce aux décisions de la Banque du Canada, le marché a connu un retour progressif de la demande, plus mesuré et mieux ciblé, porté par des acheteurs qui sont plus conscients de leurs limites financières et plus attentifs à la viabilité de leur projet à moyen et long terme.

L’anticipation de la vague de renouvellement hypothécaire à venir

L’année 2025 a été marquée par une prise de conscience accrue des renouvellements hypothécaires prévus pour 2026. Selon les données disponibles, environ 60 % des prêts hypothécaires au Canada arriveront à échéance d’ici 2026, ce qui signifie qu’une majorité de propriétaires devront renégocier leur financement dans un contexte de taux plus élevés qu’au moment de la signature initiale.

Cette perspective a commencé à influencer les décisions de certains propriétaires, notamment chez ceux qui anticipaient une pression financière accrue au moment du renouvellement. Sans entraîner de vague de ventes massive, ce contexte a néanmoins nourri la réflexion et préparé le terrain pour les dynamiques observées au début de 2026, tant du côté de l’offre que du comportement des vendeurs.

Une étude de l’APCIQ sur l’accès à la propriété au Québec

En 2025, une étude publiée par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) a mis en évidence une réalité claire : le pouvoir d’achat immobilier au Québec s’est fortement détérioré au cours des dix dernières années.

L’accès à la propriété, autrefois plus accessible, est désormais hors de portée pour un nombre croissant de ménages, y compris ceux disposant d’une situation financière relativement stable. Cette situation traduit un déséquilibre marqué entre le prix des maisons, la capacité d’épargne des ménages et les conditions d’emprunt.

L’étude souligne également que cette pression ne se limite plus aux grands centres urbains, mais s’étend désormais à l’ensemble du territoire québécois, y compris dans les régions historiquement plus abordables. Cette réalité contribue à maintenir une demande plus sélective et rappelle l’importance, pour les vendeurs, de positionner leur propriété en fonction du pouvoir d’achat réel des acheteurs à l’approche de 2026.

Le rôle des taux d’intérêt dans les décisions de vente en 2026

Le taux directeur occupe une place centrale dans les discussions immobilières depuis plusieurs années et 2026 ne fait pas exception. S’il ne s’agit pas du taux appliqué directement aux hypothèques, il influence néanmoins les taux d’intérêt offerts par les institutions financières et donc les conditions du marché. Lors de l’achat, cet impact est bien connu. Lors de la vente, il demeure souvent moins bien compris. 

En premier lieu, l’évolution du taux directeur a un effet direct sur la capacité d’achat des acheteurs :

  • Lorsque le taux directeur est élevé, les taux d’intérêt hypothécaires augmentent, ce qui accroît le coût de l’emprunt et limite le montant que plusieurs ménages peuvent consacrer à l’achat d’une propriété. Cette situation réduit le bassin d’acheteurs et peut entraîner un allongement des délais de vente.
  • À l’inverse, une détente du taux directeur, même graduelle, peut se traduire par des conditions de financement plus favorables, redonner une marge de manœuvre à certains acheteurs et encourager un retour progressif sur le marché.

Prévision : quelle est la tendance pour les taux d’intérêt en 2026 ?

En 2026, plusieurs experts anticipent une période de stabilité du taux directeur, possiblement suivie de légères baisses dans les prochains mois. Toutefois, ces ajustements s’annoncent progressifs et se reflèteront lentement dans les taux hypothécaires. Miser sur une baisse marquée dans l’unique but de vendre peut donc mener à des attentes décalées par rapport à la réalité du marché.

Documents financier

Vague de renouvellement hypothécaire en 2026 : quelles seront les conséquences ?

La vague de renouvellements hypothécaires prévue en 2026 pourrait constituer un facteur important à considérer pour le marché de la vente résidentielle. Sans entraîner automatiquement une hausse massive des mises en vente, elle serait susceptible de modifier certains équilibres du marché et d’influencer les décisions d’une partie des propriétaires.

Une pression financière accrue pour certains ménages

Pour de nombreux propriétaires ayant contracté leur hypothèque à des taux historiquement bas, la vague de renouvellements pourrait se traduire par une augmentation des paiements mensuels. Cette hausse potentielle pourrait, dans certains cas, amener des ménages à réévaluer leur situation financière, notamment lorsque des ajustements budgétaires importants deviendraient nécessaires.

Une augmentation graduelle de l’offre sur le marché québécois

À mesure que les renouvellements hypothécaires se concrétiseraient, une hausse progressive du nombre de propriétés mises en vente pourrait être observée. Cette tendance pourrait notamment s’expliquer par les décisions de propriétaires qui choisiraient d’anticiper et d’ajuster leur stratégie, plutôt que de composer avec une pression financière prolongée.

Un effet sur l’équilibre entre l’offre et la demande

Si l’offre venait à augmenter plus rapidement que la demande, le rapport de force pourrait progressivement se rééquilibrer en faveur des acheteurs. Ceux-ci disposeraient alors de davantage de choix et pourraient se montrer plus sélectifs, ce qui serait susceptible d’influencer les délais de vente ainsi que la marge de négociation. 

Dans un tel contexte, les propriétés bien situées et correctement évaluées conserveraient un avantage, tandis que celles affichées à un prix trop élevé pourraient demeurer plus longtemps sur le marché.

Prix des maisons et tendances des transactions en 2026

Au début de 2026, l’évolution des prix résidentiels s’inscrit dans une dynamique plus stable que spectaculaire. Les hausses uniformes observées dans les années précédentes ne constituent plus la norme. Le marché est désormais marqué par des variations plus ciblées, influencées par la localisation, le type de propriété et son état en général. 

Est-ce que le prix des maisons va baisser en 2026 ?

Il n’existe pas de réponse unique à cette question. À l’échelle provinciale, une tendance à la baisse des prix ne constitue pas le scénario dominant, mais le contexte actuel ne favorise pas non plus des hausses rapides et uniformes. Les ajustements observés devraient plutôt se faire de manière ponctuelle, selon les marchés locaux et les caractéristiques des propriétés.

Un marché plus équilibré que favorable aux vendeurs

L’année 2026 ne s’annonce pas comme un marché vendeur au sens strict. Les conditions favorisent plus automatiquement les vendeurs, comme ce fut le cas dans les dernières années. La réussite d’une vente repose désormais davantage sur la qualité du positionnement que sur le contexte général du marché.

La négociation est redevenue une composante normale du processus, avec moins d’offres multiples systématiques. Les acheteurs prennent davantage le temps de comparer les options disponibles avant de s’engager, ce qui reflète un climat plus réfléchi et moins pressé.

Parallèlement, les attentes irréalistes sont aujourd’hui plus pénalisantes qu’auparavant. Le prix demandé joue un rôle central dans l’intérêt suscité par une propriété, tant sur les délais de vente que sur la marge de négociation. L’écart entre une vente bien préparée et une vente mal positionnée est ainsi devenu plus marqué, soulignant l’importance d’une approche stratégique adaptée au marché actuel.

Couple devant ordinateur

Concrètement, 2026 sera-t-elle une bonne année pour vendre ?

La décision de vendre une propriété en 2026 ne repose pas sur un seul facteur, mais une combinaison de considérations financières, personnelles et contextuelles. Dans certains cas, le contexte actuel peut représenter une occasion pertinente d’agir, à condition que la décision soit alignée avec un projet clair et une analyse réaliste du marché.

Anticiper une hausse des paiements liée au renouvellement hypothécaire

Pour les propriétaires dont l’hypothèque arrive à échéance en 2026, le renouvellement pourrait se traduire par une augmentation des paiements mensuels. Dans ce contexte, vendre peut permettre de reprendre le contrôle de sa situation financière. Ceux qui ont accumulé une certaine équité et qui souhaitent se tourner vers une propriété plus petite ou mieux adaptée à leur budget peuvent utiliser la vente comme un levier pour réaligner leurs dépenses avec leur capacité financière actuelle.

Concrétiser un projet déjà bien défini

Vendre peut également être avantageux pour les propriétaires ayant un projet clairement défini, qu’il s’agisse d’un changement de quartier, d’un rapprochement familial ou d’une transition vers un autre type de propriété. Dans un marché plus stable que dynamique, attendre une hausse marquée des prix n’est pas nécessairement justifié. 

L’idée d’un « bon moment » universel pour vendre reste largement théorique. Vendre en 2026 relève avant tout d’une décision personnelle et contextuelle, influencée par la situation financière, les projets de vie et les caractéristiques du marché local. Une analyse individualisée demeure donc la meilleure approche pour déterminer si cette année représente une opportunité ou s’il est préférable d’attendre.

Quelques conseils pratiques pour les vendeurs en 2026

Dans un marché plus équilibré et moins prévisible, la réussite d’une vente repose davantage sur la préparation et la stratégie que sur le contexte général. Certains réflexes demeurent particulièrement pertinents en 2026.

  • Faire évaluer sa propriété par un professionnel afin de positionner le prix de façon stratégique, en tenant compte du marché local et du pouvoir d’achat réel des acheteurs.
  • Analyser sa situation financière globale et planifier l’après-vente, qu’il s’agisse de l’achat d’une nouvelle propriété, d’une transition vers la location ou d’un ajustement du mode de vie.
  • Optimiser la présentation de la propriété, notamment par une mise en marché soignée et des photos professionnelles, afin de maximiser l’intérêt dans un contexte où les acheteurs sont plus sélectifs.
  • Choisir le bon moment de l’année pour mettre en vente, par exemple au printemps dans plusieurs marchés, tout en tenant compte des dynamiques propres au secteur.
  • Travailler étroitement avec un professionnel du secteur, tel qu’un courtier immobilier, qui connaît bien le micro-marché, afin d’ajuster la stratégie de vente et d’anticiper les conditions de négociation.

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