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Audrey Duquette
Audrey Duquette

Inflation et hausse des taux d’intérêt immobiliers

#Actualités immobilières

Dernière mise à jour : 2022-10-28 10:09:33

Le 26 octobre dernier, la Banque du Canada a une fois de plus haussé son taux directeur pour tenter de ramener l’inflation à son niveau cible. Cette décision n’est pas sans conséquence sur les propriétaires et les acheteurs de partout au pays.  

Est-ce le bon moment pour réaliser un projet d’achat ou de vente? Y aura-t-il une importante baisse des prix des maisons? Les taux d’intérêt continueront-ils d’augmenter? L’inflation finira-t-elle par diminuer? Voilà autant de questions qu’acheteurs et vendeurs se posent par rapport au marché actuel. Sans offrir de réponse précise et définitive, explorons ces multiples aspects.  

L’inflation et la situation économique au Canada 

Inflation : voilà un terme qui est sur le bout de toutes les lèvres, partout au pays. Ce sera certainement le mot qui aura le plus marqué 2022, non seulement dans le vocabulaire, mais dans de nombreux aspects de la vie économique quotidienne des Canadiens et Canadiennes. Essence, aliments, biens essentiels et immobilier : tout coûte plus cher.  

Mais ce n’est pas qu’au Canada! À travers le monde, l’inflation reste élevée et généralisée. Plusieurs facteurs expliquent d’ailleurs cette situation, notamment : 

  • La reprise économique au sortir de la pandémie ; 
  • Les perturbations mondiales au niveau de l’approvisionnement ; 
  • Le prix élevé des produits de base ; 
  • La force du dollar américain. 

Au Canada, plus particulièrement, l’économie est marquée par une demande excédentaire et des marchés du travail tendus. La demande pour les biens et services excède la capacité de l’économie à y répondre, ce qui pousse l’inflation à la hausse. La forte demande a d’ailleurs entrainé une flambée des prix dans de multiples secteurs, comme on a entre autres pu le voir en immobilier dans les dernières années.  

Dans un communiqué du 26 octobre dernier, la Banque du Canada, banque centrale du pays, mentionne que « les attentes d’inflation à court terme demeurent élevées, ce qui accroît le risque que la forte inflation s’enracine ». Cette crainte pousse en outre l’institution financière, comme de nombreuses autres à travers le monde, à resserrer les mesures monétaires, dans l’espoir de maitriser l’inflation.  

L'inflation pousse à hausse les taux d'intérêt pour rééquilibrer l'économie

Photo : Freepik.com

Hausse des taux d’intérêt et du taux directeur 

Le 2 mars 2022, le taux directeur de la Banque du Canada a subi une première augmentation. Il a depuis augmenté à 5 autres reprises, passant de 0,25 % en début d’année à 3,75 % en date du mois d’octobre.  

Les effets de ces récentes et multiples hausses ont déjà commencé à se faire sentir, notamment dans les secteurs économiques plus sensibles aux taux d’intérêt. C’est le cas de l’immobilier et du marché du logement, qui s’est rapidement refroidi au cours des derniers mois. Car les institutions financières de partout au pays, imitant la banque centrale, ont elles aussi augmenté leurs taux d’intérêt, rendant l’emprunt moins accessible.  

Malgré la hausse des taux déjà en vigueur, la Banque du Canada estime que d’autres mesures et d’autres hausses devront être considérées dans un futur proche afin de ramener l’inflation à son niveau cible de 2 %.   

Elle croit également que l’inflation diminuera « à mesure que les taux d’intérêt plus élevés aideront à rééquilibrer l’offre et la demande, que les pressions sur les prix attribuables aux perturbations mondiales de l’approvisionnement diminueront et que les effets passés des prix plus élevés des produits de base se dissiperont ». 

Ainsi, l’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) devrait descendre autour de 3 % vers la fin de 2023, puis retourner à son niveau cible de 2 % à la fin 2024. Notons qu’elle s’établissait à 6,9 % en septembre 2022.  

Mais la hausse du taux directeur est-elle trop agressive? C’est la question que se posent de nombreuses personnes, qui estiment que la décision de la banque centrale de hausser le taux directeur trop haut et trop vite pourrait rendre la vie difficile à plusieurs citoyens.

Le marché immobilier du Québec connait un ralentissement dans la deuxième moitié de 2022

Ralentissement du marché immobilier  

Comme mentionné dans le point précédent, l’inflation, jumelée à la hausse importante des taux d’intérêt, a eu pour effet de refroidir le marché immobilier de la majorité des régions au Canada, mais aussi au Québec. 

Augmentation des inscriptions, baisse du nombre de propriétés vendues, délais plus longs pour trouver un acheteur et diminution du prix des habitations par rapport à leur sommet… Les principaux indicateurs recensés par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) montrent tous un ralentissement du marché immobilier. Rappelons que celui-ci avait connu une surchauffe au cours de 2021 et au début de 2022. 

Selon les observations de plusieurs courtiers immobiliers, ce ralentissement du marché est aussi dû à un changement de mentalité et de comportement de la part des acheteurs, sans doute exacerbé par la situation économique actuelle. Alors qu’il y a à peine quelques mois, un acheteur intéressé sautait à pieds joints dans le marché et n’hésitait pas à surenchérir, ce n’est désormais plus le cas.  

Malgré ce ralentissement marqué, il faut préciser que le plein effet de la hausse des taux d’intérêt ne s’est pas encore fait sentir. Il ne s’agit, pour l’instant, que du début d’une période de correction du marché. 

Coût de l’immobilier : diminution et correction des prix 

Alors que l’inflation a poussé les prix et les taux d’intérêt à la hausse, faisant craindre les acheteurs quant à la réalisation de leur projet, les vendeurs sont quant à eux préoccupés par les effets possibles d’une correction ou, pire, d’une récession, sur le prix de leur maison.  

Une baisse des prix de l’immobilier a déjà été constatée au cours des derniers mois. Les données du troisième trimestre de 2022 montrent d’ailleurs que le marché immobilier du Grand Montréal a subi une première correction du prix des propriétés en plus de cinq ans.

À l’exception de quelques endroits, la majorité des régions de la province ont vu le prix de la valeur médiane de leurs habitations diminuer d’un trimestre à l’autre. Mais, malgré une légère faiblesse, les prix demeurent encore plus élevés lorsqu’on les compare au même moment l’an dernier. Cela soutient qu’il s’agit d’une période d’ajustement, un retour vers un marché plus équilibré, plutôt qu’une véritable chute des prix.

Plusieurs régions voient le prix de leur habitation diminuer

Qu’est-ce qui explique un tel phénomène? En raison des coûts déjà élevés et des taux d’intérêt qui augmentent, de moins en moins d’acheteurs peuvent se qualifier à l’obtention d’une hypothèque. Moins d’acheteurs signifie aussi moins de compétition. D’autant plus que ceux qui sont en mesure d’acheter sont plus prudents, de sorte que le marché devrait continuer de se corriger.

Dans un article de Les affaires paru le 13 octobre, Hélène Bégin, économiste principale du Mouvement Desjardins, mentionne que cette diminution des prix pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de 2023, dans une proportion de 15 % à 20 % par rapport à leur sommet. De nombreux facteurs peuvent toutefois rentrer en ligne de compte au cours des prochains mois et venir modifier ces prédictions à la hausse ou à la baisse.

Concrétiser ou retarder son projet immobilier? 

En raison de ces bouleversements économiques, vaut-il mieux retarder son projet immobilier ou poursuivre les démarches? Comme on peut s’en douter, il n’y a pas de réponse définitive et la meilleure décision à prendre variera d’une personne à l’autre.

Malgré l’incertitude qui peut en rebuter plusieurs, les acheteurs et les vendeurs ne devraient pas nécessairement retarder leur projet. Pour l’instant du moins, le marché semble vouloir se rééquilibrer plutôt que passer en mode panique. Personne ne peut prédire l’avenir, et les prochains mois pourraient tout autant bénéficier les acheteurs ou les vendeurs.

Un vendeur qui attendrait avant de mettre sa maison sur le marché pourrait s’exposer au risque de voir les prix continuer de descendre et ainsi perdre une marge de profit. De l’autre côté, un acheteur qui retarderait l’acquisition d’une maison pourrait devoir emprunter à taux plus élevé, advenant l’éventualité que les banques poursuivent la hausse de leur taux d’intérêt.

Il en revient donc à chaque individu de peser les avantages et les inconvénients de sa décision, afin de faire le choix éclairé pour sa situation.

Photo de couverture : Freepik.com (atlascompagny)

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