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Audrey Duquette
Audrey
Duquette

(Rédactrice)
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Les types de maisons écologiques au Québec : bioclimatique, passive, autonome et nette zéro

Dernière modification: 2021/10/12 | Temps de lecture approximatif 6 mins

Écohabitat, habitation écologique, biohabitat, maisons écolos… Ces différents termes désignent tous un seul et même phénomène : l’alliance entre les secteurs de l’immobilier et de l’écologie.

Depuis leur première apparition sur le marché de l’immobilier au Québec, les maisons écologiques ne cessent d’évoluer et de gagner en popularité. Plusieurs entrepreneurs se spécialisent maintenant dans ce type de construction, proposant à leurs clients des habitations bioclimatiques, autonomes, passives ou même à énergie nette zéro. Certaines subventions ont même été mise en place pour faciliter l'acquisition de ces propriétés.

Parce qu’elles répondent à des normes souvent très strictes, ces différentes habitations écologiques sont un gage de qualité à la fois pour le propriétaire et pour l’environnement. Mais qu’est-ce qui les distingue les unes des autres ? Lisez la suite de cet article pour le savoir.

Maison écolo faible consommation d'énergie

Les maisons écologiques bioclimatiques

Comme son nom le laisse présager, la maison bioclimatique est un type de construction tentant d’exploiter et d’intégrer au maximum les conditions et les ressources du site sur lequel elle se trouve.

De la conception à la construction, toutes les étapes prennent en compte l’environnement immédiat de l’habitation afin de réduire au maximum son impact sur l’environnement, tout en maximisant le confort de l’habitant. La construction génère par la même occasion très peu de gaz à effet de serre.

Les principaux critères à considérer lors de la conception d’une propriété bioclimatique sont :

  • L’architecture et le choix des matériaux ;
  • L’orientation de la maison par rapport au soleil ;
  • L’isolation et la ventilation.

L’architecture et le choix des matériaux écoresponsables

La première étape en vue de créer une maison bioclimatique consiste à définir la forme que celle-ci prendra une fois construite. Il faut donc déterminer le positionnement des pièces, des auvents, des balcons, etc. La conception finale devra permettre de limiter les surfaces de déperdition, de maximiser l’apport solaire et de protéger contre les vents dominants pour préserver le confort en été comme en hiver.

Le choix des matériaux occupe également une place importante lors de la construction bioclimatique. Les matériaux naturels, recyclables ou recyclés, ayant une faible empreinte écologique (dans leur production et leur transport) sont ainsi privilégiés pour minimiser l’impact environnemental et intégrer la propriété le plus possible à son environnement.

Les matériaux qui peuvent être utilisés sont : le bois, le liège, la paille, la terre crue, l’acier ou autre métal recyclé, etc.

L’orientation du bâtiment par rapport au soleil

Construction cuisine écologique ossature bois

L’emplacement et l’orientation de la maison par rapport au soleil sont parmi les critères les plus importants à considérer lors de la création d’une maison bioclimatique. Ces aspects peuvent faire toute la différence pour améliorer l’efficacité thermique et la luminosité de la demeure, sans nécessiter l’utilisation de systèmes de chauffage et d’éclairage supplémentaires. 

La maison bioclimatique, comme tous les autres types d’habitats écologiques, possède une grande fenestration du côté sud, pour favoriser l’entrée de la lumière et de la chaleur naturelle.

En ce sens, certaines pièces seront volontairement placées du côté sud de la propriété pour optimiser le confort de l’occupant. Le salon et la salle à manger sont donc habituellement orientés vers le sud. La cuisine se trouve généralement à l’est, les chambres peuvent se trouver à l’est ou à l’ouest et la salle de bain est privilégiée au nord.

L’isolation et la ventilation du bâtiment bioclimatique

Une isolation (sonore et thermique) de qualité est nécessaire pour assurer le bon fonctionnement de la maison bioclimatique. Elle permet notamment de conserver la température ambiante optimale en diminuant les infiltrations d’air et en évitant la perte de chaleur. Elle permet également de couper les bruits ambiants venant de l’extérieur ou des différentes pièces de la maison, ce qui assure un confort acoustique pour les résidents.

Ce type d’habitation doit aussi être muni d’un bon système de ventilation pour favoriser la circulation de l’air neuf dans toutes les pièces et assurer une bonne qualité de l’air.

Parce qu’elle en compte tous les aspects généraux de la construction écologique, la maison bioclimatique peut être considérée comme le modèle de base pour les habitats écologiques plus spécialisés. Les maisons passives, autonomes et nettes zéro se fondent sur ce modèle, tout en possédant des caractéristiques qui leur sont propres.

Les maisons écologiques passives

Les maisons passives sont des types de bâtiments bioclimatiques accordant une importance particulière aux performances thermiques, pour réduire au minimum le besoin en énergie (chauffage et refroidissement) tout en demeurant confortables à longueur d’année.

À leur meilleur, les maisons passives sont en mesure de se passer complètement de système de chauffage (mais c’est très peu probable au Québec, à cause de nos hivers parfois glaciaux).

Schéma maison passive performance énergétique

L’utilisation de l’énergie solaire passive

Afin de conserver une température agréable tout au long de l’année sans faire appel à un système de chauffage ou de refroidissement, le bâtiment utilise ce qu’on appelle « l’énergie solaire passive ». Contrairement à l’énergie solaire habituelle, celle-ci ne nécessite pas l’utilisation de panneaux ou d’autres appareils électriques.

L’énergie solaire passive consiste plutôt à faire pénétrer la chaleur du soleil directement dans la maison, notamment grâce à la grande fenestration du côté sud. Mais ce n’est pas tout : l’énergie du soleil est ensuite emmagasinée dans les murs, les planchers, les meubles et les objets de la maison par le biais de matériaux capables d’absorber la chaleur (brique, béton, etc.).

Ces matériaux à inertie thermiques sont en mesure de retenir la chaleur pendant le jour pour ensuite la libérer pendant la nuit, assurant une température stable et confortable à toute heure de la journée.

Cette capacité de la maison passive à réguler par elle-même la température intérieure accentue l’importance qui doit être accordée à une bonne isolation, orientation et disposition des pièces de la demeure. Sans cette planification précise, il ne serait pas possible d’assurer une telle rétention de l’énergie solaire et la demeure perdrait rapidement sa chaleur, surtout en hiver.

Même les composantes du paysage extérieur ont un impact sur la régulation de la température de la maison passive. Les arbres feuillus sont privilégiés au sud, à l’est et à l’ouest pour ombrager la maison en été et laisser passer les rayons du soleil l’hiver, alors que les conifères sont plutôt placés au nord pour bloquer les vents dominants.

La certification PassivHaus

Bien qu’une maison puisse être considérée comme « passive » sans avoir d’homologation officielle, il existe une certification pour ce type d’habitation écologique. Il s’agit de la certification allemande PassivHaus, représentée au Canada par l’Institut CanPHI.

Pour l’obtenir, l’habitation passive doit se conformer à des normes rigoureuses. Elle doit entre autres avoir un besoin annuel en chauffage égal ou inférieur à 15 kWh/m2 (contrairement à 100 kWh/m2 pour une maison conventionnelle). La consommation énergétique totale doit quant à elle se situer sous la barre des 120 kWh/m2.

Une demeure certifiée PassivHaus permettrait de réaliser une économie d’énergie de 80 à 90 % lorsqu’on la compare à une maison traditionnelle.

Les maisons écologiques autonomes et nettes zéro

Maison écologique a énergie renouvelable

Contrairement aux deux autres types de bâtiments écologiques, les maisons autonomes et nettes zéro ne dépendent pas des services publics pour leur approvisionnement en électricité. La plupart du temps, elles sont aussi capables de subvenir à leurs besoins en eau.

Bien évidemment, cette capacité à s’approvisionner elles-mêmes en électricité et en eau nécessite l’installation de plusieurs systèmes supplémentaires, tels que des panneaux solaires, un système géothermique, des éoliennes, un système de récupération des eaux de pluie, etc. Le prix de la maison autonome ou nette zéro sera donc beaucoup plus élevé que celui des autres demeures écologiques.

La maison autonome n’est branchée à aucun réseau, puisqu’elle produit et consomme sa propre énergie. Toutefois, une maison à énergie nette zéro reste branchée sur le réseau d’Hydro-Québec pour sa consommation électrique, ce qui lui évite d’avoir recours à une batterie pour emmagasiner l’électricité.

Lorsqu’elle consomme plus d’énergie qu’elle n'en produit, l’habitation nette zéro est en mesure de combler son déficit en allant puiser dans le réseau. Lorsque, au contraire, elle produit plus d’énergie qu’elle n'en consomme, le surplus d’énergie sera retourné dans le réseau public.

Pour parvenir au « net zéro », il doit y avoir autant d’énergie produite que consommée.

Si ces concepts de maison autonome ou nette zéro vous parlent, sachez que ces types de construction sont plutôt rares dans la province, comme le soutient la compagnie Belvedair, spécialisée dans la construction de maisons écologiques :

« Au Québec, où l’électricité publique est généralement beaucoup moins chère que l’énergie produite sur de petites installations comme une maison, on construit très peu de maisons autonomes, et encore moins de maisons à énergie nette zéro. On construit généralement une maison autonome lorsque le coût du branchement à Hydro-Québec est supérieur au système de production d’électricité. »

Cela ne veut pas nécessairement dire que vous devez abandonner l’idée de devenir propriétaire d’une maison autonome ou nette zéro, si c’est ce que vous souhaitez. Vous devez simplement prendre en considération l’ensemble des coûts qui seront engendrés par ce choix, pour ensuite pouvoir prendre une décision éclairée.

Devenir propriétaire d’une maison écologique vous intéresse ? Consultez cet article pour en savoir plus.

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